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Les oiseaux: que faire si l’on trouve un oiseau en difficulté

Rouge gorge
Rouge gorge

Un pigeon, une tourterelle, un moineau, un rouge gorge, une mouette, un goéland… tant de plumeaux qui peuvent se retrouver au sol pour diverses raisons. Le laisser à son triste sort n’est pas une option, car il ne survivra pas longtemps dans ces conditions… Attention toutefois! Il peut tout simplement s’agir d’un bébé/juvénile (facilement reconnaissable à son duvet) qui est tombé du nid. S’il semble en bonne santé, essayez de trouver son nid et replacez le délicatement. Si vous le pouvez, éloignez vous et surveillez si un de ses parents revient.

S’il s’agit d’un adulte ou d’un oisillon blessé, voici la marche à suivre:

Avant toute chose, s’il saigne, l’urgence absolue est d’arrêter les saignements: un oiseau a très peu de sang, donc il peut vite en mourir! Pour cela, mettez de la maïzena (ou farine si vous n’en avez pas) sur la plaie avec un peu d’eau de manière à former un plâtre. Tant que la blessure saigne, ajoutez de la maïzena/farine.

  • Mettez l’oiseau dans un carton (pas de cage, il pourrait se blesser avec les barreaux) avec une bouillotte (ou bouteille d’eau chaude enroulée dans un torchon). La chaleur est source d’énergie chez l’oiseau, elle l’aidera à reprendre des forces. Placez le carton dans une pièce calme, peu éclairée, non humide.
  • Ne lui donnez NI EAU NI NOURRITURE avant que la chaleur ait réchauffé son corps et qu’il soit moins stressé: cela pourrait le tuer. Par ailleurs, ne donnez à aucun moment du pain ou du lait à quelque espèce d’oiseaux que ce soit, car tous deux sont néfastes pour lui.
  • Essayez de trouver un spécialiste qui accepte de récupérer le loulou: vétérinaire spécialisé, centre de faune sauvage, LPO (Ligue de Protection des Oiseaux), école vétérinaire… il sera sa meilleure chance de survie… n’hésitez pas à vous déplacer, il est plus facile de refuser la prise en charge par téléphone qu’en face de vous…
  • Si malgré tout vos efforts personne ne veut récupérer l’oiseau, sa petite vie sera désormais entre vos mains et il faudra vous armer de courage, car il n’est vraiment pas évident de sauver un plumeau! Mais une vie est une vie, et chaque vie compte… alors il va falloir potasser! De quelle espèce s’agit-il? Quel âge peut-il avoir?Quel est son régime alimentaire? S’il est blessé, quels soins puis-je lui prodiguer?

Pas de panique (enfin si un peu mais bon ^^) à chaque problème une solution.

Mais avant de continuer, vous devez savoir qu’il est illégal de détenir un animal sauvage chez soi. Certains vous diront qu’il faut le laisser là ou il est car la loi est la loi… Je ne suis pas de cet avis, car il est cruel de laisser un animal vulnérable et/ou blessé à son triste sort. Mais vous devez le savoir. Vous êtes de mon avis? Alors continuons…

1/Nourrissage

Le nourrissage est une étape importante lorsqu’on récupère un oiseau chez soi, car comme tout être vivant, qui ne mange pas ne survit pas. Il s’agit cependant d’un procédé délicat surtout quand on a pas l’habitude, donc il faut être très appliqué.

Comme énoncé plus haut, ne nourrissez pas l’oiseau dès son arrivée chez vous, il faut attendre que son corps se soit réchauffé grâce à la bouillotte que vous lui aurez installé.

Jeune oiseau

S’il s’agit d’un jeune oiseau qui a encore son duvet , il y a une nourriture universelle: la pâtée aux oeufs. Personnellement j’opte pour la marque NUTRIBIRD A21 qui est riche et complète. Vous les trouverez généralement en animalerie. Mais toutes les pâtées aux oeufs se donnent de la même manière. Il y a plusieurs méthodes, voici la mienne:

  • Préparez la pâtée. Il suffit de diluer la poudre avec de l’eau chaude. Pour savoir le dosage, referez vous à la notice d’emploi de la marque de votre pâtée, mais en règle générale plus l’oiseau est petit plus la mixture doit être liquide. Attention à la température de l’eau, ni trop chaud ni pas assez.
  • Munissez vous d’une pipette (si vous n’avez pas l’habitude, commencez par les pipettes de 1mL, plus facile à manipuler. Vous en trouverez dans toutes les pharmacies)
  • S’il ouvre la bouche de lui même que du bonheur! Mais cela se passe rarement comme ca malheureusement… n’ayant pas l’habitude des pipettes ni de vos doigts, il va falloir l’aider dans ses débuts. Mettez le pouce et l’index autour de l’oiseau en pinçant délicatement son bec de chaque côté. Cela devrait l’aider à ouvrir la bouche.
  • Versez doucement la pâtée.
  • Pour savoir quand arrêter de le nourrir, je me fie au jabot. Lorsque celui est tendu, j’arrête.
  • Le nombre de nourrissage quotidien dépendra de son âge. Pour cela, vérifier son jabot les premiers jours. Il doit être à 3/4 vide pour être de nouveau nourri. Si par malheur son jabot ne diminue pas alors que cela fait plusieurs heures que vous l’avez nourri, il se peut qu’il y ait un blocage de jabot. Donnez lui alors quelques gouttes de vinaigre de cidre en espérant que cela fasse effet. Pour évitez les blocages de jabot qui peuvent avoir une issu fatale pour l’oiseau, assurez vous bien que le matériel de nourrissage (bol, cuillère, pipette…) soit bien désinfecté après chaque utilisation.
  • Quand il commence à être plumé, vous devriez plus facilement déterminer à quelle espèce il appartient (notamment grâce à Mr internet!). Cela vous permettra de savoir quelle nourriture lui convient: insectivore, granivore ou omnivore. Commencez à lui mettre à disposition sa future nourriture afin qu’il la découvre et commence à manger de lui même. Vous trouverez tout ce qu’il faut en animalerie ou grande surface.
  • Une fois que votre oiseau se nourrit seul et vole, il est sevré. Mais ce n’est pas pour autant qu’il est prêt à être relâché. Selon l’espèce, il y a un protocole à respecter.

Adulte

  • Mettez lui de la nourriture à disposition une fois l’oiseau réchauffé (je le rappelle, renseignez vous d’abord sur son régime alimentaire en fonction de l’espèce), ainsi qu’une gamelle d’eau.
  • Observez s’il mange ou non. S’il ne mange pas, vous devrez le gaver. Prenez une pipette de 2 mL et coupez la en deux. Introduisez dans la demi pipette des graines s’il est granivore ou pâté insectivore s’il est insectivore, ouvrez lui le bec en pinçant de chaque côté et faites glisser. S’il s’agit d’un oiseau marin comme une mouette ou un goéland, cela sera du poisson ou des crustacés!
  • Observez également s’il boit. S’il ne boit pas, déposez à l’aide d’une pipette un peu d’eau sur le côté du bec, surtout pas dedans car elle pourrait faire une fausse route et lui être fatale.
  • Pour voir si l’oiseau a assez mangé, référez vous également au jabot. Plus difficile à voir que sur un jeune qui n’est pas encore plumé, il reste cependant au même endroit! Palpez la zone et voyez si elle est bien remplie. Attention également au sur-gavage. Il vaut mieux nourrir légèrement pas assez que trop…
  • Chez les adultes, un nourrissage 2 fois par jour suffit.

2/Soins

Voici la partie qui se complique grandement… vous n’êtes pas vétérinaire, et jouer les apprentis soigneurs pourrait malgré votre bonne volonté plus aggraver l’état de l’oiseau qu’autre chose.

  • Si l’oiseau semble avoir une aile ou une patte cassée, vous ne pourrez rien faire d’autre que de continuer à chercher de l’aide auprès des spécialistes de votre région.
  • Si l’oiseau ne semble avoir aucune blessure physique mais qu’il est abattu, il a peut être des blessures internes… là encore seul un spécialiste pourra déterminer ce dont il souffre…
  • S’il a une plaie superficielle et que l’hémorragie a cessé, désinfectez la régulièrement avec de la bétadine jaune et surveillez qu’elle ne s’infecte pas.
  • Pour les pigeons et les tourterelles notamment, si vous apercevez de gros boutons sur son visage, son bec, ses pattes ou autour du cloaque, cela signifie que l’oiseau a probablement la variole. J’ai réalisé un article détaillé sur cette maladie et comment aider l’oiseau ICI

Comme vous avez pu le lire, au delà du fait que c’est illégal, prendre soin d’un oiseau trouvé dans la nature n’est pas chose facile du tout. C’est pourquoi je recommande vivement de trouver à tout prix un spécialiste qui acceptera de prendre en charge le loulou. Certains vous diront qu’ils ne veulent pas, d’autres qu’ils ne peuvent pas… mais ne baissez pas les bras, continuez d’appeler, vous allez probablement finir par tomber sur une âme charitable qui s’y connait en faune sauvage!

Sophie

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Adopter un animal de compagnie via une association

refuge

Vous rêvez d’avoir un animal de compagnie et préférez adopter plutôt que d’en acheter un?

Bravo! Les refuges sont tout au long de l’année plein à craquer de loulous ne demandant qu’à donner de l’affection. Nombreux sont les avantages d’adopter un compagnon abandonné:

  • Vous donnez une seconde chance non pas à 1, mais 2 malheureux (celui que vous adoptez, et celui qui prendra sa place et qui aura à son tour une chance de se faire adopter)
  • Son caractère est souvent déjà affirmé, contrairement aux bébés dont le caractère n’est pas encore développé
  • La relation sera encore plus extraordinaire, car votre animal vous sera reconnaissant à vie
  • La plupart d’entre eux sont déjà propres
  • Vous participez à la lutte contre l’abandon, le trafic, les élevages abusifs etc…

Par ailleurs, votre association vous permettra de savoir si vous êtes réellement prêt à adopter et quel compagnon correspondra le plus à votre caractère/style de vie, afin que vous ne regrettiez pas votre choix.

Alors comment adopter un animal via une association? Bien évidemment, chaque association peut avoir son propre processus d’adoption, mais en règle générale, ce dernier est très similaire.

Rencontre avec Tania, située dans le Sud de la France et membre active de plusieurs associations, qui a accepté de répondre à nos questions afin de nous éclairer sur les associations:

Bonjour Tania, tout d’abord parlons des modalités d’adoption. Quelles démarches dois-je faire:

  • Si je vois une annonce sur les réseaux sociaux concernant l’adoption d’un animal qui m’intéresse?

Tania:  » Tout d’abord, il est important de bien lire toute le descriptif (détaillé parfois) qui accompagne l’annonce et de bien réfléchir sur ce qui motive notre intérêt et le choix de l’espèce, race, âge. Il ne faut pas réfléchir sur le maintenant, mais sur la globalité de notre vie et le futur, car un animal a des besoins, parfois très importants, pendant de très nombreuses années. Il ne faut surtout pas que cela soit un acte égoïste mais plutôt le considérer comme une réelle démarche à l’engagement et l’investissement. Si le descriptif de l’animal semble alors correspondre à notre profil, il faut se rapprocher de l’association responsable de l’adoption de l’animal en question. J’invite aussi aux potentiels adoptants de se renseigner sur l’association pour se rendre compte de comment elle fonctionne et où elle se situe. Normalement, les annonces sur les réseaux sociaux indiquent les coordonnées des personnes à contacter. 

Personnellement, je préfère un premier contact par mail, car cela me permet de ne pas me perdre dans les demandes et de garder une trace. Nous avons beaucoup de demandes quotidiennes à gérer, et afin de pouvoir répondre à tout le monde, sans oubli, le mail est mon outil de travail préféré pour un premier contact. Je trouve que cette démarche est plus fiable, car beaucoup de personnes écrivent dans l’air et par impulsion sur les réseaux sociaux. »

  • Et si je viens directement à l’association, est-ce que je peux repartir directement avec un animal? Si non, pourquoi?

Tania: « En ce qui nous concerne, nous n’avons pas de refuge, nous ne fonctionnons qu’avec des familles d’accueil. Nous demandons donc de remplir un questionnaire qui sera suivi de plusieurs entretiens téléphoniques, avant d’organiser la rencontre de l’animal chez la famille d’accueil. Si la rencontre se passe bien, et si la prévisite a été effectuée en amont, l’adoptant pourra repartir avec l’animal. Nous avons une procédure assez cadrée, afin d’éviter les visites inutiles et de préserver nos famille d’accueil. »

  • Que comprennent les frais d’adoption d’un animal? Et pourquoi varient-ils parfois d’un animal à l’autre?

Tania: « Normalement, les frais d’adoption comprennent l’identification, la stérilisations, les vaccins, et antiparasitaires. Mais les frais ne reflètent pas la réalité malheureusement. Ils ne couvrent souvent pas la totalité des frais effectués sur l’animal, et ils ne couvrent sûrement pas tous les autres frais en parallèles. C’est pourquoi nous sommes obligés de faire des appels aux dons ou/et parrainage. Les frais peuvent varier selon l’âge de l’animal ou l’animal en question, s’il est malade par exemple »

  • Quels documents dois-je fournir pour adopter un animal de compagnie?

Tania: « L’adoptant doit fournir sa carte d’identité et un justificatif de domicile. »

  • J’ai contacté une association qui a voulu faire une prévisite chez moi… est-ce que c’est une démarche courante chez les associations?

Tania: « C’est une démarche de plus en plus courante. Le but de la prévisite est de s’assurer sur les dires des adoptants potentiels, comme par exemple une clôture, un point d’eau sécurisé, un balcon non dangereux, etc… »

Parlons maintenant d’un sujet plus sensible concernant les associations, qui ont parfois mauvaise presse envers les particuliers qui souhaitent adopter un animal. Nous avons recensé les 3 problèmes récurrents auxquels pouvaient se heurter les potentiel futurs adoptants:

  • J’ai envoyé un message à une association il y a plusieurs jours concernant un animal à adopter, mais elle ne m’a jamais répondu… combien de temps mettez-vous généralement pour répondre?

Tania: « Oui, c’est malheureusement fréquent. Personnellement, je réponds dans les 24h, ou 3 jours maximum selon mes possibilités. 

Mais, j’entends souvent des personnes se plaindre du fait qu’elles n’ont jamais eu de réponse de la part de telle ou telle association. Certaines associations, particulièrement les refuges, sont trop sollicités et n’ont pas les moyens humains de répondre à toutes les demandes, toute la journée. Je conseille toujours aux personnes intéressées par un animal en refuge, de se rendre sur place, pour avoir un contact direct.

C’est désagréable, voir décourageant, mais il faut essayer de faire abstraction et de faire preuve de tolérance. Chacun fait comme il peut, et c’est loin d’être évident. Sans oublier que la grande majorité des bénévoles ne sont pas salariés, et ont une vie complète en parallèle (travail et famille). Les journées sont souvent trop courtes pour accomplir toutes les tâches et satisfaire tout le monde.

Chaque Association est différente, donc mon conseil est de ne pas laisser tomber ses recherches sur un manque de réponse, et de continuer en passant par d’autres associations, ce n’est pas ça qui manque. Si un animal nous est destiné, cela se fera!

Pour ma part, je remarque aussi que beaucoup de personnes qui souhaitent adopter, sont très impatientes dans l’absolu. Un peu comme si on avait une démarche « d’acheter ». Or, l’esprit d’une adoption, ne doit pas être la même. Il faut accepter de prendre son temps, de chercher, de surmonter les obstacles. On le fait bien pour tant d’autres choses et de personnes, alors pourquoi pas pour un engagement aussi important que l’adoption ! on entend dire en boucle qu’il faut qu’un animal apprenne à gérer ses émotions pour nous rendre la vie plus facile, mais nous aussi humains avons un gros travail à faire là dessus ! »

  • J’ai contacté une association au sujet d’un animal et elle n’a pas voulu de ma candidature… vous dites que les refuges sont toujours plein et on a l’impression que vous ne voulez pas faire adopter vos animaux… pouvez-vous m’expliquer cela?

Tania: « Oui c’est vrai. Nous refusons des candidatures tous les jours. Et nous n’allons certainement pas placer un animal sous prétexte qu’il y en a trop à l’adoption. Le but de l’adoption est de bien placer un animal pour qu’il soit heureux, et pour que les adoptants soient heureux. Il y aurait beaucoup moins d’abandons et de maltraitances (la négligence étant aussi une maltraitance) si cette démarche s’imposait à tout propriétaire d’animal.

Personnellement, je ne pense pas que l’animal est un dû. Pas tout le monde est apte à bien accueillir un animal, c’est un fait, que cela plaise ou pas. L’animal n’est pas un objet. Il n’a pas juste besoin de boire, manger, et avoir 2 caresses par jour. Un animal a toutes sortes de besoins fondamentaux, pendant toute une vie. Si nous pensons que le foyer qui souhaite adopter l’animal ne correspond pas à ses besoins, nous n’hésiterons pas à le dire, tout en expliquant pourquoi, afin que les personnes puissent comprendre et se remettre en question si elles en ont la volonté. Le bien-être animal est notre priorité. Nous ne sommes pas là pour satisfaire des caprices ou mauvais jugements.

Par contre, je suis pour l’explication et l’accompagnement pour éviter des erreurs de jugement ou mauvaise perception, étant donné que cela peut éviter de faire une erreur qui sera nuisible, parfois fatale, à un animal. Le respect de l’animal est notre seul objectif, et nous donnons la parole aux animaux autant que possible puisqu’il ne l’ont pas.« 

  • Vous semblez souvent méfiant envers les personnes qui veulent adopter un animal de compagnie, alors que si on vous contacte c’est pour la bonne cause, non?

Tania: « Non pas forcément. Beaucoup de personnes sont à l’affut du chiot ou chien de race, à bon prix. La bonne opportunité en gros. C’est triste, mais c’est vrai. Les demandes pour un chien de race ou un chiot, sont de 90% plus importantes, que pour un chien adulte, qui n’appartient pas à une race. D’ailleurs, on entend souvent les adoptants potentiels dire « je n’ai pas les moyens de m’acheter un chien »…

De plus, il y a beaucoup de personnes qui souhaitent pas un animal, mais pas pour de bonnes raisons. Donc le travail de sélection reste énorme, ce qui nous rend très méfiants en effet, surtout avec le temps et l’expérience. Ce n’est vraiment pas évident, mais pour donner une idée, sur 10 demandes d’adoption, il n’y en aura que 1 ou 2 dont la démarche est juste, respectueuse et sincère. Alors il faut aussi comprendre pourquoi nous pouvons paraître strictes, voir extrémistes, en ce qui concerne les adoptions. Le côté négatif de tout ça est que certaines personnes s’aigrissent, et que la communication humaine n’est pas à son apogée. Au sein de notre association nous faisons donc attention à ne pas tomber dans ce travers.

Mais lorsque le bon adoptant est trouvé, cela est une joie immense, et tout paraît comme une évidence. C’est la plus belle satisfaction que nous puissions avoir, que de voir un animal et une famille heureux ensemble »

Merci Tania!

Pour conclure, il est évident qu’adopter un animal de compagnie via une association ne soit pas aussi facile et rapide que d’acheter un animal chez un éleveur ou une animalerie, où il suffit en général de sortir le portefeuille.

Mais contrairement à ces derniers, l’association vous permettra de savoir si vous êtes réellement prêt à accueillir un animal de compagnie chez vous, et si ce n’est pas le cas, elle vous permettra d’économiser du temps et de l’argent! Aussi, si elle est aussi rigoureuse dans ses démarches et son processus de sélection, c’est non seulement pour le bien de l’animal… mais le vôtre aussi!

Accueillir un animal de compagnie chez soi est un engagement pour plusieurs années, cela ne vaut-il donc pas la peine de prendre un peu de temps pour s’assurer que c’est ce que l’on désire réellement? Alors pas de caprices, n’achetez pas sur un coup de tête, ADOPTEZ!

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Quel animal de compagnie choisir?

group of pets

Vous avez répondu OUI au test 5 questions à se poser avant d’adopter/acheter un animal, vous êtes fin prêt à accueillir un animal chez vous mais vous ne savez pas lequel choisir?

J’ai donc réalisé pour vous les principaux traits de caractère des animaux de compagnie les plus communs, leurs besoins ainsi que leur coût annuel afin de vous aider à faire le bon choix:

Le chat

group of cats

Caractère

Evidemment, le caractère d’un chat dépendra de sa race et de sa personnalité. Mais on peut malgré tout observer quelques caractéristiques communes.

Un chat est:

  • Indépendant: le chat vit sa petite vie de chat, il a sa routine quotidienne souvent rythmée de la même manière: casse croute, promenade, dodo. Contrairement au chien, il ne ressent pas le besoin d’être 24h/24 avec vous.
  • Pantouflard: un chat peut dormir jusqu’à 16h par jour ! (oui moi aussi je les envie…) donc si vous recherchez un compagnon avec lequel interagir toute la journée, ce n’est pas le chat qu’il vous faut !
  • Affectueux: séances de ronronnages assurées !
  • Lunatique: un chat est certes indépendant, mais il peut vite devenir pot de colle et vous suivre partout! Pour des câlins, pour réclamer à manger, pour jouer, pour vous embêter…pour ensuite repartir vivre sa vie. De la même manière, alors que vous êtes en pleine séance papouilles, il peut subitement vous envoyer grifounette sans aucune raison! Si vous n’aimez pas l’imprévu, attention au chat !
  • Joueur: le chat même adulte adore s’amuser avec toutes sortes de jouets ! Balles, bouchons, plumes, cailloux, papier toilettes… il n’est pas difficile alors pas besoin de se ruiner en joujoux pour matous !
  • Territorial: en fait votre chat n’habite pas chez vous, mais vous habitez chez lui et il vous tolère! Considérez vous chanceux, car il n’accepte pas tout le monde comme ça ! En effet, le chat a besoin de maîtriser son environnement pour se sentir bien, que ce soit dans votre jardin ou votre maison. Ainsi de nouveaux habitants/locataires pourraient venir perturber sa sérénité et l’amener à quitter votre domicile pour en trouver un plus paisible.
  • Têtu: vous voulez prendre votre chat sur vos genoux pour un petit câlin mais il n’en a pas envie ? Laissez tomber, vous allez vous épuiser avant lui. Vous ne voulez pas qu’il monte sur vos genoux pour qu’il ne mette pas plein de poils sur votre beau pantalon mais lui a justement envie d’un câlin ? Sortez la brosse à poils car il arrivera à ses fins quoiqu’il arrive !
  • Chasseur: le chat est un véritable psychopathe! Il adore capturer des proies et jouer avec elles jusqu’à ce que mort s’en suive… souris, lézards, oiseaux, serpents… alors âmes sensibles s’abstenir!

Besoins

Le chat est probablement l’animal de compagnie le moins « contraignant » de tous. Il a avant tout besoin:

  • De nourriture
  • d’eau
  • d’un nid douillet (votre canapé ou votre lit fera l’affaire!)
  • d’amour!

A savoir: beaucoup de personnes sont allergiques aux chats! Assurez vous que vous ou votre entourage ne le soit pas ou soyez prêt à investir en mouchoirs !

Budget annuel

La première année sera la plus onéreuse (sauf si vous adoptez un chat adulte). Hormis le prix du chat, comptez environ 1 000 euros de budget incluant:

  • Les accessoires: lit, gamelle, litière, jouets, cage de transport etc…
  • La nourriture
  • Les frais vétérinaires: identification, vaccins, stérilisation, vermifuges etc…

Comptez ensuite une moyenne de 500 euros annuel pour les frais d’entretien pour un chat en bonne santé. La facture peut évidemment très vite grimper en cas de problèmes de santé.

Le chien

group of dogs

Caractère

Tout comme le chat, le caractère du chien va dépendre de sa race et de sa personnalité, mais il va également beaucoup dépendre de la manière dont vous l’éduquer. Voici cependant une liste de caractéristiques communes à tous les chiens:

Un chien est de nature:

  • Dépendant: contrairement au chat, un chien a besoin d’être le plus possible avec son maître.
  • Actif: un chien a besoin de se dépenser. Il est évident qu’un Chihuahua n’aura pas les mêmes besoin qu’un Border Collie, mais il a quand même besoin de se promener quotidiennement.
  • Fidèle: un chien voue un amour inconditionnel pour son maître. On ne dit pas quelle chien est le meilleur ami de l’Homme pour rien!
  • Affectueux: plus vous lui donnez de câlin, plus il sera heureux!
  • Joueur: tous les chiens aiment jouer! Il se satisfera de n’importe quel jouet pourvu que vous soyez de la partie!

Besoins

Un chien a beaucoup de besoins, qui doivent être comblés pour sa santé et son bien être!

un chien a besoin:

  • D’être éduqué ! Sinon votre rêve pourra rapidement se transformer en cauchemar. En effet, un chien mal ou pas éduqué sera, tout comme un enfant, malheureux et sujet à des troubles du comportement. Tout comme un enfant, il faudra lui instaurer des limites, des repères, une obéissance à des ordres fondamentaux (rappel, marche au pied, assis etc..) afin que la cohabitation se passe au mieux. Il est évident qu’un chihuahua non dressé sera moins contraignant qu’un Rottweiler, mais pour des raisons de sécurité et pour son bien-être, il faudra malgré tout lui apprendre les bases.
  • De se dépenser: là encore, un chihuahua n’aura pas les mêmes besoins qu’un Border Collie, mais il faudra malgré tout le sortir régulièrement pour sa santé. Certains chiens doivent être sortis plusieurs fois par jour au moins 1 heure à chaque fois, donc il vous faudra bien vous renseigner sur les besoins propres à chaque race.
  • De sociabiliser : pour être bien dans ses pattes, un chien doit sortir de son environnement, découvrir de nouvelles odeurs, voir de nouvelles têtes, et rencontrer de nouveaux chiens régulièrement. Sinon vous aurez un chien qui pourra devenir peureux, agressif, mal dans sa peau. Mais pour pouvoir le sortir en toute sécurité, il faut qu’il soit bien éduqué pour sa sécurité et celle des autres chiens… Eh oui tout est lié !
  • D’une nourriture adaptée à ses besoins : croquettes, fait maison, pâté… sachant que les bons aliments sont souvent les plus chers s’ils ne sont pas faits maison et qu’ils sont indispensables à la santé et au bon développement de votre chien, vous ne pourrez pas faire l’impasse dessus. Ils constituent avec les frais vétérinaires les plus grosses dépenses annuelles à prendre en considération avant de sauter le pas ! 
  • D’avoir des enrichissements réguliers à la maison : de nombreux jouets éducatifs permettront à votre chien d’être stimulés pour leur développement intellectuel et pour éviter l’ennui, ce dernier entraînant la destruction de tout ce qui lui passe sous la truffe… table, chaises, Iphone… donc pour leur intérêt mais aussi pour le vôtre, je vous le conseille vivement ! 
  • De jouets à mastiquer:  Un chien aura besoin d’avoir des choses à ronger pour se faire ses dents (notamment les jeunes chiens). Et tout comme l’enrichissement, c’est un de vos objets en moins qui sera épargné ! 
  • D’attention et d’affection évidemment !

Budget annuel

Le budget annuel consacré à votre chien sera très variable selon la race/ la taille du chien et selon ses besoins. Les besoins communs à tous les chiens sont les suivants:

  • Les accessoires (panier, laisse, harnais, gamelles, jouets, etc…)
  • La nourriture
  • Les dépenses vétérinaires (identification, vaccins, stérilisation, contrôles annuels…)

A ceci peuvent s’ajouter des dépenses annexes :

  • Cours d’éducation
  • Toilettage
  • Garderie pendant les vacances
  • Etc…

La facture pourra évidemment grimper en cas de problèmes de santé (et là pas de limites!)

Ainsi difficile d’évaluer un budget précis, mais comptez minimum de 1 000 euros pour un chien de petite taille en bonne santé, et 2 000 euros pour un chien de grand taille en bonne santé.

Le lapin

group pf rabbits

Il est souvent choisi pour faire plaisir aux enfants alors qu’il est beaucoup plus fragile et sensible que peuvent l’être un chat ou un chien. Ainsi, je vous déconseille d’opter pour le lapin pour un enfant en bas âge (moins de 12 ans) car il ne faut pas oublier qu’un animal n’est pas un jouet!

Le lapin un être vivant très sensible et très fragile. C’est valable pour les cochons d’inde, les hamsters, les chinchillas… bref tout ces petits animaux souvent mis dans le même rayon des animaleries bien en vue afin d’attirer vos enfants ! Ces mêmes animaux qui finissent par dépérir dans leur petite cage, ou parfois lâché dans la nature ou en pleine ville, où ils sont voués à une mort certaine. 

Un lapin peut vivre une dizaine d’années et a beaucoup de besoins, donc je vous invite à bien réfléchir avant de sauter le pas!

Caractère

Un lapin est une proie. De ce fait, il est de nature craintif. Un lapin bien dans ses pattes se montrera très affectueux et joueur. En revanche, un lapin qui est trop délaissé ou mal manipulé sera craintif, stressé, voire dépressif ou agressif.

Besoins

Un lapin a besoin :

  • D’espace ! Aucune cage vendue dans les animaleries n’est suffisamment grande pour lui – oui même si le vendeur vous dit le contraire, car ce n’est pas dans l’intérêt du magasin de penser à son bien être-. Ces cages sont au mieux l’endroit où il mange, mais certainement pas un lieu de vie convenable pour lui ! Alors oui quand il est bébé, elle est nécessaire le temps de son acclimatation, mais ensuite il lui faudra un espace qui fait au moins 6 fois sa taille afin de lui permettre de gambader à sa guise ! Idéalement un enclos ou la liberté dans votre salon. Mais bien entendu  on ne lâche pas un lapin comme ça… protection des fils et sécurisation de l’environnement,  si vous avez d’autres animaux, attention, le lapin est cardiaque et peut mourir de peur, donc les courses poursuites avec le chat ou le chien peuvent lui être fatales, attention aux portes etc…
  • D’un compagnon ! Un lapin est un animal grégaire, ce qui signifie qu’il a besoin d’un compagnon lapin pour être épanoui. Certes, la relation qu’il aura avec vous ou votre enfant sera moins fusionnelle, mais à moins que vous n’ayez énormément de temps à lui consacrer pour compenser son manque, il aura besoin de compagnie. Et là arrive le problème du sexe. Car comme vous vous en doutez, 1 lapin mâle+ 1 lapin femelle= problèmes, à moins que vous souhaitiez vous lancer dans l’élevage. 2 lapins mâles non castrés : pas la meilleure des cohabitations. Et savoir le sexe d’un lapin bébé est mission impossible, même pour les vétérinaires. Donc à moins de miser sur la chance d’avoir deux femelles, il vous faudra aller chez le vétérinaire une fois grandi pour savoir leur sexe et stériliser vos lapins. Des frais non négligeables…
  • D’une nourriture adaptée : un lapin a besoin d’une nourriture équilibrée et diversifiée pour être en bonne santé. Pour plus d’informations concernant les besoins nutritionnels sur les lapins, cliquez ICI
  • De jouets : un lapin a besoin de jouets adaptés afin de le stimuler et de faire ses dents.
  • D’une litière propre : d’autant plus si vous avez réussi à apprendre à votre lapin à être propre. Changer sa litière tous les jours est indispensable pour son bien-être, pour le vôtre, et pour éviter d’attirer les mouches. Si une seule mouche pond un œuf et que votre lapin est infesté, il mourra dévoré par les vers dans les 48 heures.

D’autre part, un lapin est :

  • Nocturne : alors qu’il passe la plupart de la journée à faire de longues siestes, tous ses sens se mettent en éveil la nuit tombée. Sprint, escalades, jeux, bien qu’il n’émette pas de sons, le lapin peut vite devenir bruyant alors qu’il est l’heure pour vous d’aller vous coucher. Sommeil léger d’abstenir !
  • Cardiaque : comme je l’ai énoncé précédemment, un lapin est cardiaque, et contrairement aux autres animaux, il peut littéralement mourir de peur. Chats, chiens, enfants, cris, bruits… sont autant de facteurs susceptibles de tuer votre lapin. Il ne s’agit bien évidemment pas de vider votre salon de toute autre vie, mais une acclimatation en douceur et une surveillance accrue sont indispensables pour garantir la survie de ce petit bout.
  • Fragile : à ne pas mettre dans toutes les mains ! Un lapin se manipule avec douceur, et toute chute peut vite lui être fatale. D’autre part, un lapin aura tendance à grignoter tout ce qui lui passe sous le museau. S’il tombe sur un objet, tissu, ingrédient nocif pour lui, il peut rapidement faire une occlusion intestinale, qui lui sera fatale si elle n’est pas traitée rapidement.
  • Sensible : je le répète, un lapin est un être vivant sensible et qui a des sentiments. Si vous n’êtes pas en mesure de lui donner du temps et de l’affection, pensez à lui et laissez-le là ou il est.

Vous l’aurez compris, un lapin n’est pas un objet de divertissement. C’est probablement l’un des animaux de compagnie les plus maltraités en France. On parle souvent du nombre de chiens ou de chats abandonnés chaque année, mais le lapin lui, n’est pas pris en considération, car il meurt bien avant d’être recueilli, ou pire meurt à petit feu dans sa cage, ne pouvant pas s’en échapper. 

Budget annuel

Comptez environ 500 euros pour l’adoption d’un seul lapin incluant:

  • Le lapin
  • La cage (qui je le répète ne doit servir que de refuge, salle à manger, et toilettes!)
  • Accessoires (jeux, gamelles, litière, râtelier, etc…)
  • Alimentation (foin, granulés, légumes…)
  • Les frais vétérinaires (visite de contrôle, vaccination, castration)

Comptez ensuite une moyenne de 300 euros pour l’entretien annuel d’un lapin en bonne santé.

Le poisson rouge

poissons rouges

Ah le fameux poisson rouge dans son bocal en guise de déco ! Vous vous souvenez de la mode asiatique de mettre un petit animal agonisant dans une petite poche accrochée au porte clefs? Eh bien c’est la même chose. Alors si vous songez à acquérir un poisson rouge, il y a 3 choses fondamentales à savoir:

1/ Un bocal n’est en aucune manière un lieu de vie acceptable pour un poisson

« C’est comme si l’on nous enfermait dans une pièce de 5m2 sans aération, avec des pots d’échappements qui crachent en continu »

https://www.france24.com/fr/20180405-pourquoi-il-est-cruel-avoir-poisson-rouge-bocal
bocal poisson

Un poisson dans un bocal:

  • Manque d’oxygène
  • perd tous ses repères du fait que celui-ci est rond
  • Vit en permanence dans ses excréments
  • Le rend stressé et dépressif: sa vision est telle qu’il a l’impression de vivre dans une loupe
  • Empêche sa croissance
  • Entraine le développement de maladies, son système immunitaire étant affaibli
  • Entraîne une mort certaine parfois longue et douloureuse pour le poisson

Un poisson n’a malheureusement aucun moyen pour exprimer ses émotions, on en déduit alors qu’il ne ressent rien, et qu’on peut le traiter comme un vulgaire objet. Il n’en est rien! Un poisson est un être vivant doté de sensibilité, et le maintenir captif dans un tel environnement est littéralement un acte de cruauté et de maltraitante envers lui!

Un poisson a donc besoin d’un habitat nécessitant:

  • Un grand volume d’eau neutre (PH et température à respecter) dans un aquarium rectangulaire avec un système de filtration puissant
  • Un décor (roches, galets…) vraies plantes adaptées et indispensables à son environnement et non des plantes en plastiques pouvant le blesser ou l’intoxiquer
  • Une nourriture adaptée
  • Un entretien complexe

2/ Un poisson rouge peut vivre une trentaine d’années!

Donc c’est un investissement longue durée! Si vous n’êtes pas prêt à vous investir autant de temps pour lui, mieux vaut le laisser où il est.

3/ Un poisson rouge est un animal grégaire

Un poisson rouge a besoin de vivre avec des congénères pour ne pas dépérir. Mais attention, il convient de ne pas mélanger n’importe quel type de poisson au risque que l’un d’entre eux finisse en casse croûte! Attention également à ne pas tomber dans la surpopulation.

Budget annuel

Pour les frais d’entretien d’un poisson d’aquarium (hormis le coût de l’aquarium qui peut être très variable), comptez en moyenne 500 euros par an, incluant:

  • Les frais d’entretien de l’aquarium (et diverses pièces à changer)
  • La nourriture
  • Le renouvellement du décor

En conclusion, bien qu’un poisson rouge ne prenne pas beaucoup de place et ne semble pas très contraignant, il demande en réalité un investissement personnel et financier important.

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5 questions fondamentales à se poser avant d’adopter un animal de compagnie

Vous voulez agrandir votre famille en adoptant un animal de compagnie? Pas si vite! Adopter un animal n’est pas une décision à prendre sur un coup de tête et peut même avoir des conséquences désastreuses.

Chaque année, plus de 100 000 animaux de compagnie sont abandonnés! Ce qui fait de la France la détentrice de ce triste record comparé aux autres pays européens. 

https://www.santevet.com/articles/abandons-de-chiens-et-chats-la-france-championne-d-europe

Beaucoup de personnes sont trop souvent peu ou pas renseignées lorsqu’elles décident de franchir le pas et d’accueillir un animal au sein du foyer… et se rendent compte trop tard qu’elles n’étaient peut-être pas prêtes à se lancer dans cette aventure.

En effet, c’est souvent très plaisant et divertissant d’avoir un nouveau compagnon à la maison, surtout lorsque c’est un bébé (comment ne pas résister à leurs bouilles ?!), mais leur joli minois nous fait parfois oublier le lot de responsabilités et de questions moins sympas mais fondamentales à se poser avant de se lancer.

Etre bien renseigné peut parfois vous aider à vous rendre compte que vous n’êtes pas encore prêt, et vous faire économiser du temps, de l’argent, et éviter de rendre un animal de plus malheureux.

Voici pour vous une liste des 5 principales questions à se poser avant de sauter le pas. Si vous ne pouvez pas répondre à un OUI franc à chacune d’entre elles, c’est que vous n’êtes pas encore prêt à devenir parent adoptif!

Ai-je réellement envie d’avoir un nouvel animal à la maison pour plusieurs années?

Il est parfois difficile de garder sa tête froide quand on aperçoit une jolie bouille à travers la vitre d’une animalerie ou sur les réseaux sociaux. Mais cela n’est certainement pas une raison suffisante pour se lancer tête perdue dans son adoption.

Un animal est sensé vivre des années. Entre 60 et 80 ans pour les perroquets, entre 15 et 20 ans pour les chats/chiens/perruches, entre 8 et 10 ans pour les lapins/cochons d’Inde, et 2/3 ans pour les hamsters. Votre but n’étant pas (je l’espère) de l’abandonner quand vous vous serez lassé, alors mieux vaut réfléchir avant afin de ne pas regretter votre choix.

Ai-je les moyens financiers d’entretenir cet animal?

Evidemment les dépenses ne seront pas les mêmes qu’il s’agisse d’un hamster, d’un chien ou d’un perroquet. Mais quoiqu’il en soit elles représentent un budget annuel à inclure dans votre réflexion (habitat, alimentation, jouets, frais vétérinaire, dégâts etc…)

Ai-je suffisamment de temps à consacrer à mon animal?

Accueillir un animal pour finalement le laisser dans un coin de la maison une fois qu’il ne divertit plus est malheureusement une situation trop récurrente. Aussi:

  • Si vous avez un travail qui vous prend trop de temps, renoncez à adopter un animal.
  • Si vous songez à avoir un bébé et que vous n’envisagez pas une cohabitation avec un animal, renoncez à adopter un animal.
  • Si vous songez à déménager et que vous ne voulez pas d’un animal dans votre nouveau chez vous, renoncez à adopter.
  • Si vous avez des enfants qui vous prennent toute votre énergie, renoncez à adopter un animal.
  • Si vous êtes souvent en déplacement pour x raisons, renoncez à adopter un animal.

Il est vrai qu’un chat ou qu’un lapin ne demandera pas la même attention qu’un chien qui doit être sorti plusieurs fois par jour, mais vous devrez malgré tout lui consacrer du temps afin qu’il ne déprime pas.

Vous êtes prêts à passer du temps avec votre animal pour le câliner et jouer avec lui? Super mais ce n’est pas tout…

Son entretien demande aussi du temps! Changer sa litière, nettoyer sa maison, lui donner à manger/à boire, aller acheter sa nourriture/ses jouets, l’emmener chez le vétérinaire, réparer ses bêtises, enlever les poils, etc… car oui avoir un animal c’est aussi des contraintes!

Suis-prêt à assumer mon animal pendant les vacances?

Ces fameuses vacances où chaque année les refuges accueillent des malheureux toujours plus nombreux!

  • Vous ne VOULEZ pas l’emmener avec vous afin qu’il puisse profiter également d’un autre paysage et de ne pas souffrir de votre absence? N’adoptez pas.
  • Vous ne POUVEZ pas l’emmener avec vous pour X raisons? Des solutions existent! (amis, famille, garderies/pension, pet-sitter…)
  • Vous n’avez personne pour vous le garder et vous ne pouvez/voulez pas assumer une garderie ou une pet-sitter financièrement? N’adoptez pas.

Serais-je prêt à sacrifier mes projets d’expatriation pour mon animal?

Vous avez un travail qui peut vous amener à être muté à l’étranger ou vous avez tout simplement des rêves d’expatriations? Très bien, mais sachez que votre animal n’aura pas forcément les droits que vous.

  • Certains pays pourront exiger une quarantaine
  • D’autres pourront refuser l’entrée de votre animal sur leur territoire
  • Les compagnies aériennes ont aussi leur propre règlement quant au transport d’animaux et pourront refuser votre animal à bord selon son espèce (rongeurs, animaux exotiques…) ou sa spécificité (animaux à tête plate comme le bouledogue par exemple).

Vous avez répondu (honnêtement) OUI à toutes les questions? Super, mais ce n’est pas fini! Assurez-vous que l’animal choisit et sa race correspond à votre caractère! Vous êtes maniaque? Oubliez les oiseaux! Vous n’aimez pas les longues ballades? Pas de chiens alors! Vous avez le sommeil léger? Les rongeurs ne sont pas faits pour vous! Vous voulez un ami fidèle prêt à vous câliner à votre demande? Ce n’est pas le trait le plus marquant du chat!

Pour vous aider à choisir le compagnon qui vous correspondrait le plus, cliquez ICI!